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Guide complet 2025 — Mis à jour mars 2025

Partir vivre au Japon : le guide complet pour les expatriés français

Visa de travail, carte de résidence (Zairyu Card), NHI, logement à Tokyo ou Osaka, My Number, emploi, fiscalité franco-japonaise… Tout ce qu'il faut savoir pour réussir votre expatriation au Japon. Le guide le plus complet en français.

15 000+Français résidents
Sécurité maximaleau monde
Unique au mondeculture et qualité de vie
1 JPY ≈ 0,006 €taux de change 2025

Pourquoi le Japon attire les Français ?

Le Japon est sans doute la destination d'expatriation la plus singulière au monde pour un Français. Avec plus de 15 000 ressortissants français officiellement immatriculés auprès de l'Ambassade de France à Tokyo et du Consulat général (source : Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, 2024), la communauté française au Japon est petite mais extrêmement dynamique, concentrée à Tokyo, Osaka, Kyoto et Fukuoka, portée par une fascination profonde pour la culture japonaise et par des opportunités professionnelles en expansion dans les secteurs de la tech, de la finance, de l'enseignement et de la création.

Plusieurs profils composent cette communauté :

  • Professionnels de la technologie et de la finance : Tokyo est un hub financier asiatique de premier plan, avec de grandes banques internationales, des fonds d'investissement et des entreprises tech (SoftBank, Sony, Fujitsu, NTT) qui recrutent des profils étrangers qualifiés, notamment en développement logiciel, en finance de marché et en gestion de produit.
  • Enseignants et professeurs de français : la demande de cours de français et de professeurs d'anglais/français est élevée, tant dans les établissements publics (programme JET) que dans les écoles de langues privées (eikaiwa). C'est l'une des voies d'entrée les plus accessibles pour les Français sans réseau local.
  • Artistes, créateurs et designers : le Japon est un marché majeur pour le luxe français, la mode, le design et la gastronomie. De nombreux Français s'installent au Japon pour travailler dans l'industrie du jeu vidéo, le manga, l'animation ou les arts culinaires.
  • Conjoints de Japonais : une part importante de la communauté française est constituée de personnes en couple avec un citoyen japonais. Ce profil bénéficie d'un visa conjoint offrant un accès libre au marché du travail.
  • Chercheurs et universitaires : les échanges académiques franco-japonais sont nombreux. De nombreux chercheurs français effectuent des séjours de longue durée dans les universités japonaises (Tokyo, Kyoto, Osaka, Waseda).
  • Jeunes via le Programme Vacances-Travail (PVT) : le Japon propose un accord de Working Holiday avec la France, limité à 500 places par an pour les 18–30 ans. C'est la voie la plus accessible pour découvrir le Japon de l'intérieur avant de chercher un emploi local.

Cela dit, l'expatriation au Japon est l'une des plus exigeantes qui soit. La barrière de la langue est réelle et profonde (alphabet, grammaire, codes sociaux), le système des visas est rigide et sponsorisé par l'employeur, le marché locatif a ses propres règles souvent défavorables aux étrangers, et la distance avec la France (12 000 km, 12h de vol) amplifie toutes les difficultés. Ce guide vous donne les clés pour anticiper et naviguer dans ce processus.

Ce guide en chiffres : 17 thématiques traitées, des données actualisées 2024-2025 (Ministry of Justice Japan, Tokyo Metropolitan Government, AEFE, Numbeo). Consultable gratuitement — bookmarkez cette page pour votre préparation au départ.

Visas pour le Japon : les options pour les Français

Contrairement aux pays de l'Union européenne, le Japon impose un visa à toute personne souhaitant s'y installer durablement. Il n'existe pas de libre circulation et chaque type de visa correspond à une situation précise. La procédure est en général initiée par l'employeur ou le demandeur depuis la France, auprès du Consulat général du Japon à Paris ou des bureaux de Lyon et Strasbourg.

Le tableau ci-dessous présente les six principaux visas utilisés par les Français :

Type de visa Profil cible Durée Points clés
Visa Travail (Engineer/Specialist/Humanities) Ingénieurs, informaticiens, enseignants, traducteurs, profils RH/marketing avec employeur japonais 1–5 ans renouvelable L'employeur sponsor est requis. Diplôme universitaire OU 10 ans d'expérience. Le plus courant pour les Français qualifiés.
Visa Conjoint de japonais (Spouse of Japanese) Conjoint(e) d'un citoyen japonais 1–3 ans renouvelable Accès au marché du travail libre. Chemin vers la résidence permanente après 3 ans de mariage.
Visa Highly Skilled Professional (HSP) Profils très qualifiés avec score ≥ 70 points (âge, études, salaire, japonais) 1–5 ans → PR après 1–3 ans Points calculés via une grille officielle. Accès PR accéléré (1 an si score ≥ 80, 3 ans si ≥ 70). Très intéressant pour les profils tech/finance seniors.
Visa de Travail Spécialisé (Specified Skilled Worker) Secteurs en tension (restauration, agriculture, BTP, hôtellerie, soin) 1–5 ans (SSW1) Examen de japonais N4 minimum. SSW2 (certains secteurs) = résidence permanente possible.
Working Holiday (PVT Japon-France) Français 18–30 ans 1 an 500 places/an. Très demandé — ouverture des dossiers en janvier. Permet de travailler et voyager librement.
Visa Startup (Business Manager) Création d'une entreprise au Japon 1–3 ans renouvelable Capital minimum 5 000 000 JPY. Bureau physique obligatoire. Soutien de certaines municipalités (Tokyo, Fukuoka).

Source : Ministry of Justice Japan (入国管理局), Ambassade du Japon en France, données 2024-2025

La Zairyu Card : votre titre de séjour au Japon

À l'entrée sur le territoire japonais avec un visa de longue durée (plus de 3 mois), les autorités d'immigration vous délivrent automatiquement une Zairyu Card (在留カード), la carte de résident étranger. Ce document est indispensable pour toutes vos démarches au Japon :

  • Inscription à la mairie (juminhyo — registre des résidents)
  • Ouverture d'un compte bancaire
  • Signature d'un bail de location
  • Inscription à la NHI (assurance maladie nationale)
  • Obtention du My Number (numéro fiscal)
  • Tout contrôle de police ou démarche administrative

La Zairyu Card doit être renouvelée en même temps que votre visa de séjour. Si vous changez d'employeur ou de statut, vous devez en informer le bureau d'immigration dans les 14 jours.

Vers la résidence permanente (Eijusha)

La résidence permanente au Japon (statut Eijusha) est le sésame pour une stabilité totale sur le territoire. Elle est accordée après 10 ans de résidence continue en règle générale, réduits à 5 ans pour les travailleurs qualifiés et à 1 an (score ≥ 80) ou 3 ans (score ≥ 70) pour les titulaires du visa HSP (Highly Skilled Professional). Elle supprime toutes les restrictions d'activité et n'est pas conditionnée à un employeur.

Conseil visa : Si vous hésitez entre plusieurs statuts, le visa Highly Skilled Professional (HSP) est de loin le plus avantageux pour les profils qualifiés — il ouvre l'accès à la résidence permanente en 1 à 3 ans au lieu de 10. Calculez votre score sur le site officiel du Ministry of Justice Japan avant de déposer votre demande.

Inscription en mairie et formalités à l'arrivée

Les premières 14 jours après votre arrivée au Japon sont cruciaux sur le plan administratif. Les démarches ci-dessous sont obligatoires et conditionnent l'accès à tous les autres services publics et privés.

L'inscription au registre des résidents (Juminhyo)

Dès votre arrivée au Japon avec votre Zairyu Card, vous devez vous rendre à la mairie (shiyakusho ou kuyakusho selon la ville) de votre lieu de résidence pour vous inscrire au registre des résidents (住民票 — Juminhyo). Cette démarche est obligatoire dans les 14 jours.

Documents à apporter à la mairie :

  • Zairyu Card (carte de résident)
  • Passeport français avec visa valide
  • Adresse de résidence (contrat de bail ou attestation de l'hébergeur)

À l'issue de cette démarche :

  • Vous recevez votre Juminhyo (extrait du registre des résidents) — document fondamental pour la suite de vos démarches
  • Votre My Number (12 chiffres) est attribué et envoyé par courrier dans les 2 à 3 semaines
  • Vous pouvez vous inscrire à la NHI (assurance maladie nationale) au même guichet

La My Number Card : votre identité numérique au Japon

La My Number Card (マイナンバーカード) est la version physique avec photo et puce NFC de votre numéro fiscal. Elle est distincte du simple numéro reçu par courrier. Depuis 2024, elle remplace progressivement la carte d'assurance maladie NHI dans la plupart des établissements de santé. Sa demande se fait à la mairie — comptez 4 à 6 semaines de délai. C'est un document de plus en plus incontournable pour :

  • Les visites médicales (remplacement de la carte NHI)
  • Les déclarations fiscales en ligne (e-Tax)
  • L'accès aux services numériques gouvernementaux (My Number Portal)
  • Certaines ouvertures de compte bancaire
Important : En cas de déménagement au Japon (même au sein de la même ville), vous devez signaler votre changement d'adresse à la mairie dans les 14 jours et faire mettre à jour votre Zairyu Card. Si vous quittez définitivement le Japon, vous devez effectuer un Tenshutsu届 (déclaration de départ) à la mairie avant votre départ.

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Se loger au Japon : Tokyo, Osaka, Kyoto, Fukuoka

Le marché locatif japonais est particulier et peut se révéler difficile à naviguer pour les étrangers. Les logements sont généralement plus petits qu'en France (une surface de 25 à 40 m² pour un studio ou un 1 LDK est courante), les frais d'entrée peuvent être élevés (key money, dépôts, frais d'agence), et certains propriétaires refusent encore de louer à des non-Japonais. Cela dit, les prix varient énormément selon les villes : Tokyo est nettement plus chère qu'Osaka, et Fukuoka est une alternative très attractive pour ceux qui ne sont pas contraints de vivre dans la capitale.

Les loyers par ville et quartier (prix moyens 2024-2025)

Zone / Quartiers 1 chambre 2 chambres Spécificités
Tokyo Centre (Shinjuku, Shibuya, Minato, Chiyoda) 120 000–220 000 JPY/mois 180 000–350 000 JPY/mois Le plus cher. Appartements petits (25–45m²). Marché concurrentiel pour les étrangers.
Tokyo Est (Taito, Sumida, Koto, Asakusa) 80 000–140 000 JPY/mois 120 000–200 000 JPY/mois Plus abordable. Ambiance traditionnelle. Bien desservi métro.
Tokyo Ouest (Suginami, Setagaya, Nerima) 90 000–150 000 JPY/mois 140 000–220 000 JPY/mois Résidentiel et calme. Familles françaises. Proche écoles françaises.
Yokohama (Naka, Nishi, Kanagawa) 80 000–130 000 JPY/mois 120 000–180 000 JPY/mois 30 min de Tokyo. Moins cher. Chinatown, port, bonne qualité de vie.
Osaka (Chuo, Namba, Umeda, Nishi) 70 000–120 000 JPY/mois 100 000–170 000 JPY/mois 2ème ville. Beaucoup moins cher que Tokyo. Cuisine remarquable. Ambiance très vivante.
Kyoto (Nakagyo, Fushimi, Sakyo) 70 000–120 000 JPY/mois 100 000–170 000 JPY/mois Ancienne capitale. Très culturel. Nombreux enseignants et chercheurs français.
Fukuoka (Hakata, Chuo, Nishi) 55 000–90 000 JPY/mois 80 000–130 000 JPY/mois La moins chère et la plus internationale des grandes villes. Hub startup. Proche Corée et Chine.

Source : Tokyo Metropolitan Government, Suumo (スーモ), AtHome Japan — données 2024-2025. 1 JPY ≈ 0,006 €

Comment trouver un logement au Japon depuis la France ?

Les plateformes les plus utilisées sont Suumo.jp, AtHome.co.jp et Homes.co.jp — toutes en japonais. Pour les étrangers, des agences spécialisées existent et facilitent grandement les démarches :

  • Sakura House : spécialiste des colocations et appartements meublés pour étrangers à Tokyo. Idéal pour les premières semaines.
  • Fontaine (Tokyo) : agence francophone spécialisée dans l'accompagnement des Français nouvellement arrivés.
  • Real Estate Japan : plateforme anglophone regroupant des annonces d'appartements acceptant les locataires étrangers.
  • UR Jutaku : logements gérés directement par l'État japonais — pas de key money, pas de garant requis. Souvent plus grands et moins chers que le privé. Très intéressant pour les familles.

Les spécificités du marché locatif japonais

  • Shikikin (敷金) : dépôt de garantie (1–2 mois de loyer), remboursable en fin de bail sous déduction des frais de remise en état.
  • Reikin (礼金) : littéralement "argent de reconnaissance", cadeau non remboursable au propriétaire (0–2 mois). Tend à disparaître dans les grandes villes mais subsiste dans certains quartiers.
  • Frais d'agence : généralement 1 mois de loyer. Les agences spécialisées pour étrangers peuvent prendre moins.
  • Garant (Hoshounin) : les propriétaires demandent souvent un garant japonais. Des sociétés de garantie (Hoshougaisha) peuvent jouer ce rôle contre une prime annuelle (0,5–1 mois de loyer).
  • Appartements "foreigners OK" : certaines annonces précisent explicitement qu'elles acceptent les étrangers (外国人可 — gaikokujin ka). Privilégiez ces annonces dans vos premières recherches.
Conseil pratique : Pour votre premier logement au Japon, commencez par une solution temporaire (Sakura House, Airbnb, guesthouse) pendant 4 à 8 semaines. Cela vous permettra de vous inscrire à la mairie (nécessaire pour ouvrir un compte bancaire et ensuite louer un appartement), de reconnaître les quartiers et de chercher un appartement sur place, ce qui est bien plus efficace que depuis la France.

Scolarité et écoles françaises au Japon

Pour les familles françaises avec enfants, la question scolaire est centrale. Le Japon dispose d'un réseau scolaire français limité (un seul lycée homologué AEFE, à Tokyo), mais les écoles publiques japonaises et les écoles internationales offrent des alternatives sérieuses selon le projet de la famille.

Les établissements scolaires pour enfants français au Japon

Établissement Ville(s) Niveaux Frais annuels Particularités
Lycée Franco-Japonais de Tokyo (LFJT) Tokyo (Nakameguro) Maternelle → Terminale 900 000–1 600 000 JPY/an Seul lycée français homologué AEFE au Japon. Bac français + diplôme japonais. Très demandé.
Institut Franco-Japonais (sections éducatives) Tokyo, Osaka, Kyoto Cours de langue Variable Pas d'enseignement scolaire complet mais cours de français et soutien à la communauté.
Écoles internationales américaines/britanniques Tokyo, Osaka Maternelle → IB 2 000 000–4 000 000 JPY/an Pour les familles bilingues. ASIJ (American School in Japan), Seisen International (catholique).
Écoles japonaises publiques Tout le Japon Maternelle → Lycée Gratuit (résidents) Entièrement en japonais. Excellente pour les enfants qui souhaitent s'intégrer. Soutien linguistique souvent disponible.

Source : AEFE (Agence pour l'Enseignement Français à l'Étranger), sites officiels des établissements, 2024

Le système scolaire public japonais

Le système scolaire public japonais est universellement reconnu pour sa qualité, sa discipline et ses résultats (régulièrement dans le top 5 des classements PISA). Il est organisé en trois cycles :

  • Shogakko (école primaire) : 6 ans, de 6 à 12 ans — entièrement gratuit
  • Chugakko (collège) : 3 ans, de 12 à 15 ans — entièrement gratuit
  • Koko (lycée) : 3 ans, de 15 à 18 ans — quasi-gratuit pour les résidents (quelques frais administratifs)

Pour les enfants étrangers, les municipalités des grandes villes proposent souvent des classes d'accueil ou un soutien linguistique en japonais (Nihongo shien). L'intégration est généralement très réussie pour les enfants de moins de 10 ans. Pour les adolescents, la transition est plus complexe et demande un vrai investissement en japonais.

Le CNED comme alternative pour les familles nomades

Pour les familles dont le séjour au Japon est limité dans le temps (2 à 3 ans) ou qui craignent un retour difficile dans le système français, le CNED (Centre National d'Enseignement à Distance) permet de maintenir une continuité scolaire française complète depuis l'étranger, de la maternelle au lycée. C'est une option notamment utilisée par les conjoints d'expatriés dans des villes sans école française (hors Tokyo).

Inscription au LFJT : Le Lycée Franco-Japonais de Tokyo est l'unique établissement AEFE au Japon. Les inscriptions sont soumises à des listes d'attente, notamment pour la maternelle et le primaire. Contactez l'établissement dès que votre projet de départ est confirmé — idéalement 12 à 18 mois à l'avance.

Coût de la vie au Japon : comparatif Tokyo / Osaka / province / Paris

Le Japon a longtemps eu la réputation d'être très cher pour les étrangers. En réalité, avec la dépréciation du yen depuis 2022 (1 JPY ≈ 0,006 € en 2025), de nombreuses dépenses au Japon sont devenues comparables ou moins chères qu'en France — en particulier la restauration, les transports et l'alimentation. En revanche, le logement dans les arrondissements centraux de Tokyo reste élevé. Fukuoka et Osaka offrent un coût de la vie sensiblement inférieur à Tokyo pour une qualité de vie excellente.

Poste de dépense Tokyo (centre) Osaka Province / Fukuoka Paris (référence)
Loyer 1ch (centre) 130 000 JPY 85 000 JPY 60 000 JPY 1 300 €
Loyer 2ch (centre) 200 000 JPY 130 000 JPY 90 000 JPY 2 500 €
Courses 1 pers. 30 000 JPY 25 000 JPY 22 000 JPY 350 €
Restaurant moyen 1 000–2 500 JPY 800–2 000 JPY 700–1 500 JPY 15–25 €
Transport mensuel 10 000–18 000 JPY 8 000–14 000 JPY 5 000–10 000 JPY 86 €
Internet fibre 4 000–6 000 JPY 3 500–5 500 JPY 3 000–5 000 JPY 25–35 €
Salle de sport 7 000–15 000 JPY 5 000–12 000 JPY 4 000–10 000 JPY 30–80 €
Assurance maladie (NHI) 20 000–50 000 JPY/mois similaire 10 000–30 000 JPY Sécu quasi-gratuit

Source : Numbeo Cost of Living Index, Tokyo Metropolitan Government, données 2024-2025. 1 JPY ≈ 0,006 €

Budget mensuel indicatif selon le profil

Solo Professionnel solo à Tokyo
  • Loyer (1ch, Tokyo centre) : 100 000 – 150 000 JPY/mois
  • Alimentation + restaurants : 50 000 – 70 000 JPY/mois
  • Transport IC Card (métro) : 10 000 – 15 000 JPY/mois
  • NHI (assurance maladie) : 15 000 – 30 000 JPY/mois
  • Divers (sport, sorties, abonnements) : 20 000 – 40 000 JPY/mois
  • Total estimé : 195 000 – 305 000 JPY/mois (≈ 1 170 – 1 830 €)
Pro Ingénieur IT à Osaka
  • Loyer (2ch, Osaka centre) : 100 000 – 140 000 JPY/mois
  • Transport mensuel : 8 000 – 12 000 JPY/mois
  • Alimentation + restaurants (2 pers.) : 70 000 – 90 000 JPY/mois
  • NHI ou Shakai Hoken : 20 000 – 40 000 JPY/mois
  • Divers (loisirs, voyages, divertissement) : 30 000 – 50 000 JPY/mois
  • Total estimé : 228 000 – 332 000 JPY/mois (≈ 1 370 – 1 990 €)
Famille Famille de 4 à Tokyo
  • Loyer (3ch, Tokyo Ouest) : 150 000 – 220 000 JPY/mois
  • Transports (2 adultes) : 20 000 – 35 000 JPY/mois
  • Alimentation famille : 80 000 – 120 000 JPY/mois
  • Scolarité LFJT (2 enfants) : 130 000 – 270 000 JPY/mois
  • NHI famille : 30 000 – 60 000 JPY/mois
  • Total estimé : 410 000 – 705 000 JPY/mois (≈ 2 460 – 4 230 €)

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Le système de santé japonais : NHI et Shakai Hoken

Le Japon dispose d'un système de santé universel de très haute qualité, régulièrement cité parmi les meilleurs au monde. Il est organisé autour de deux piliers principaux : la NHI (National Health Insurance / Kokumin Kenko Hoken), l'assurance maladie nationale pour les résidents non salariés ou salariés de petites entreprises, et la Shakai Hoken (社会保険), le régime de sécurité sociale des salariés d'entreprises de plus de 5 personnes, qui inclut l'assurance maladie des employés (Kenpo).

La NHI : l'assurance maladie des résidents

La NHI est obligatoire pour tout résident étranger titulaire d'un visa de plus de 3 mois qui n'est pas couvert par un régime employeur (Shakai Hoken). Elle couvre 70% des frais médicaux — vous payez les 30% restants (copaiement) directement à la consultation ou à l'hôpital.

Principales caractéristiques de la NHI :

  • Couverture : consultations, hospitalisations, médicaments sur ordonnance, dentaire (partiel), maternité (forfait naissance de 500 000 JPY)
  • Cotisations : calculées sur le revenu de l'année N-1, payables à la mairie. La première année au Japon, les cotisations sont généralement minimales (5 000–15 000 JPY/mois) car vous n'avez pas encore de revenus déclarés au Japon
  • Plafond de dépenses (Kōgaku Iryōhi) : mécanisme de protection qui plafonne vos dépenses médicales personnelles à un montant mensuel selon vos revenus (environ 80 000 JPY pour un revenu moyen). Au-delà, l'État rembourse l'excédent
  • Carte NHI : remplacée progressivement par la My Number Card depuis 2024

La Shakai Hoken : le régime des salariés

Si vous êtes salarié d'une entreprise japonaise de plus de 5 personnes, vous serez automatiquement affilié à la Shakai Hoken, qui comprend :

  • Kenpo (assurance maladie employé) : cotisation partagée employeur/salarié (~5% chacun du salaire brut)
  • Kosei Nenkin (retraite des salariés) : cotisation partagée (~9,15% chacun)
  • Koyo Hoken (assurance chômage) : cotisation partagée (~0,6% salarié)

La Shakai Hoken offre généralement une couverture légèrement supérieure à la NHI et les cotisations peuvent être plus avantageuses pour les hauts revenus.

Soins médicaux au Japon en pratique

La médecine japonaise est techniquement excellente, avec des équipements de pointe et une densité médicale élevée. Quelques points pratiques :

  • La plupart des médecins et hôpitaux ne parlent pas français et peu parlent anglais couramment. Dans les grandes villes, des hôpitaux disposent de services en langue étrangère (Tokyo Medical University Hospital, St. Luke's International Hospital, etc.)
  • Les consultations sont très accessibles financièrement (500–1 500 JPY de copaiement avec NHI)
  • Les médicaments sont délivrés en pharmacie sur ordonnance. Le copaiement médicaments est de 30% du prix
  • Les urgences (Kyukyu Byoin) accueillent 24h/24 sans rendez-vous

Source : Ministry of Health, Labour and Welfare Japan (厚生労働省), données 2024

Conseil santé : Inscrivez-vous à la NHI dès votre arrivée à la mairie, même si vous êtes en bonne santé. Le coût est faible la première année et vous bénéficiez immédiatement du plafonnement des dépenses (Kōgaku Iryōhi), qui est une protection précieuse en cas d'hospitalisation imprévue.

Assurance santé internationale pour les expatriés français au Japon

Même avec la NHI, plusieurs situations justifient une assurance santé internationale complémentaire pour les expatriés français au Japon. La distance avec la France (12 000 km), le coût potentiel d'un rapatriement médical, et les lacunes de la NHI pour certaines situations font d'une couverture internationale un investissement très judicieux.

Quand une assurance internationale est-elle indispensable au Japon ?

  • Première période d'installation (1 à 3 mois) : entre votre arrivée et votre inscription effective à la NHI, vous n'êtes pas couvert par le système japonais. Une assurance internationale couvre cette période de transition.
  • Rapatriement médical : la NHI ne couvre pas le rapatriement médicalisé vers la France. Or, un rapatriement depuis le Japon peut coûter entre 15 000 et 80 000 euros — une assurance internationale l'inclut et gère toute la logistique.
  • Consultations en langue française ou anglaise : certaines cliniques internationales à Tokyo (Tokyo Medical University Hospital, St. Luke's, Roppongi Hills Clinic) pratiquent des tarifs plus élevés que les cliniques locales. Une assurance internationale avec réseau de soins direct simplifie la prise en charge.
  • Soins effectués en France ou en Europe : lors de vos retours en France pour les vacances ou urgences familiales, la NHI japonaise ne vous couvre pas. Une assurance internationale s'applique dans le monde entier.
  • Professions indépendantes : les freelances et auto-entrepreneurs français au Japon peuvent avoir des lacunes de couverture pendant les périodes sans revenus déclarés au Japon.

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La CFE (Caisse des Français à l'Étranger)

La CFE permet aux Français établis hors de France de maintenir une affiliation à la Sécurité sociale française. Elle rembourse sur la base des tarifs français, ce qui est utile pour les soins effectués lors de vos retours en France. En revanche, la CFE seule ne couvre pas vos soins au Japon et ne gère pas le rapatriement. Elle est le plus souvent souscrite en complément d'une assurance internationale ou de la NHI japonaise.

Assurance habitation et responsabilité civile (Kasai Hoken / Jibaiseki Hoken)

Au Japon, certains baux locatifs imposent la souscription d'une assurance habitation (Kasai Hoken — assurance incendie). La Jibaiseki Hoken (responsabilité civile) est facultative mais très recommandée. Ces assurances sont disponibles auprès des grandes compagnies japonaises (Tokio Marine, Sompo Japan) ou d'assureurs spécialisés expatriés.

Fiscalité franco-japonaise : ce que vous devez savoir

La fiscalité est un sujet complexe pour les expatriés au Japon. La convention fiscale entre la France et le Japon (signée en 1995, entrée en vigueur en 1996) organise la répartition du droit d'imposition et évite la double imposition. Mais les obligations déclaratives dans les deux pays subsistent.

Devenir résident fiscal au Japon

Vous devenez résident fiscal au Japon dès lors que vous y avez votre domicile principal ou que vous y séjournez de façon habituelle (plus de 183 jours dans l'année civile). À partir de ce statut, vous êtes soumis à l'impôt sur le revenu japonais (Shotoku Zei) sur vos revenus mondiaux si vous résidez au Japon depuis plus de 5 ans, ou sur vos revenus de source japonaise si vous êtes résident depuis moins de 5 ans.

L'impôt sur le revenu au Japon (Shotoku Zei + Jumin Zei)

L'impôt japonais se compose de deux parties :

  • Shotoku Zei (impôt national sur le revenu) : taux progressif de 5% à 45% selon les tranches de revenus
  • Jumin Zei (taxe de résidence préfectorale et municipale) : taux fixe de 10% du revenu imposable, payé l'année suivante

La déclaration de revenus (Kakutei Shinkoku) est obligatoire pour les travailleurs indépendants, les personnes ayant plusieurs sources de revenus, ou ceux dont le salaire annuel dépasse 20 000 000 JPY. Pour les salariés, la retenue à la source (Gensen Choshu) est gérée par l'employeur avec régularisation en fin d'année (nenko chosei).

La convention fiscale France-Japon (1995)

La convention évite la double imposition sur les principaux types de revenus :

  • Revenus salariaux au Japon : imposés au Japon uniquement si vous y êtes résident fiscal
  • Revenus immobiliers de source française (loyers d'un bien en France) : imposés en France, avec crédit d'impôt au Japon
  • Pensions de retraite françaises : imposées en France selon les conventions (sauf pensions des fonctionnaires d'État)
  • Dividendes et intérêts : règles spécifiques — consultez la convention ou un fiscaliste franco-japonais

Ce que vous devez faire en France avant le départ

  • Déclarer votre changement de résidence fiscale : remplir le formulaire 2042-NR pour l'année de départ
  • Informer votre centre des impôts français de votre adresse au Japon
  • Continuer à déclarer en France les revenus de source française (loyers, certaines pensions)
  • Informer la Sécurité sociale, la CAF et France Travail de votre départ
Important : La fiscalité franco-japonaise est complexe, notamment pour les personnes avec des revenus mixtes (salaire japonais + loyers français ou revenus financiers en France). Consultez un conseiller fiscal spécialisé franco-japonais (税理士 — Zeirishi) avant votre départ. L'Ambassade de France au Japon tient une liste de conseillers francophones.

Ouvrir un compte bancaire au Japon

Ouvrir un compte bancaire japonais est indispensable pour la vie quotidienne : paiement du loyer par virement (obligatoire au Japon), réception du salaire, paiement des services publics, et accès aux distributeurs automatiques (nombreux au Japon, notamment dans les convenience stores). La bonne nouvelle : une fois votre Zairyu Card et votre Juminhyo en main, l'ouverture de compte est relativement accessible.

Les grandes banques japonaises

  • Japan Post Bank (JP Bank / ゆうちょ銀行) : la banque postale japonaise. Réseau de 24 000 distributeurs dans tout le pays. Ouverte aux étrangers dès la Zairyu Card obtenue. Excellente pour les déplacements en province.
  • MUFG (Mitsubishi UFJ Financial Group) : la plus grande banque japonaise. Application en anglais disponible. Réseau international développé.
  • SMBC (Sumitomo Mitsui Banking Corporation) : deuxième banque japonaise. Services en anglais disponibles dans les agences des grandes villes.
  • Shinsei Bank : banque particulièrement appréciée des expatriés. Interface et service client en anglais, frais de virement internationaux réduits. Idéale pour les transferts France-Japon.

Les alternatives numériques

  • Wise (anciennement TransferWise) : indispensable pour les virements France-Japon au taux de change réel, sans frais cachés. Complément très utile d'un compte bancaire local.
  • Revolut : utile pour les dépenses courantes avec taux de change optimal. Pas de compte bancaire japonais à proprement parler.
  • Paypay / LINE Pay : les paiements mobiles sont très développés au Japon. Paypay (lié à votre banque japonaise) est accepté dans la plupart des commerces.

Documents généralement requis pour ouvrir un compte bancaire au Japon :

  • Zairyu Card (carte de résident)
  • Passeport
  • Juminhyo (extrait du registre des résidents) ou tampon de la mairie sur la Zairyu Card
  • My Number (selon les banques)
  • Numéro de téléphone japonais (presque toujours requis)
Astuce : Ouvrez un compte à la Japan Post Bank dès votre arrivée — c'est la plus accessible pour les étrangers récemment installés. Ensuite, ouvrez un compte Shinsei Bank pour les virements internationaux vers la France à moindre frais. Évitez de rester trop longtemps avec seulement un compte étranger (Wise, Revolut) : beaucoup d'opérations japonaises (loyer, prélèvements) nécessitent un IBAN japonais (compte en JPY).

Pensez aussi au rapatriement médical depuis le Japon

À 12 000 km de Paris, un rapatriement médicalisé peut coûter de 15 000 à 80 000 euros. Une assurance internationale avec garantie rapatriement l'inclut et gère toutes les démarches à votre place.

Inclure le rapatriement →

Travailler au Japon : marché de l'emploi, salaires et droit du travail

Le marché du travail japonais est en pleine évolution. Face à une démographie déclinante et une pénurie de main-d'œuvre dans de nombreux secteurs, le Japon a assoupli ses politiques d'immigration professionnelle depuis 2018. Pour les Français qualifiés, des opportunités réelles existent — notamment dans la tech, la finance, l'enseignement, la gastronomie et les industries créatives.

Les secteurs qui recrutent des Français au Japon

  • Technologie et développement logiciel : le gouvernement japonais pousse activement la transformation numérique (DX) du pays. Les développeurs, ingénieurs cloud et profils cybersécurité sont recherchés dans des entreprises comme Rakuten, Sony, Fujitsu, LINE (LY Corporation) et des startups tokyoïtes. Beaucoup fonctionnent en anglais.
  • Finance et banque d'investissement : Tokyo est le principal centre financier asiatique après Hong Kong et Singapour. Deutsche Bank, Goldman Sachs, JPMorgan, HSBC ont des bureaux importants qui recrutent des profils internationaux.
  • Enseignement du français et des langues : l'Institut franco-japonais, les écoles privées de langues (eikaiwa), les universités et les cours particuliers offrent des opportunités aux locuteurs natifs. Le programme JET (Japan Exchange and Teaching) permet à des Français titulaires d'un diplôme universitaire d'enseigner l'anglais ou le français dans des écoles publiques japonaises.
  • Gastronomie et art culinaire : la cuisine française est très prisée au Japon, qui compte davantage de restaurants étoilés Michelin que tout autre pays au monde. De nombreux chefs français travaillent à Tokyo, Osaka et Kyoto.
  • Jeu vidéo, animation et industries créatives : Nintendo, Capcom, Square Enix, Bandai Namco — les studios japonais recrutent des profils internationaux en game design, localisation, QA et concept art.
  • Luxe et mode française : les maisons de luxe françaises (LVMH, Hermès, Chanel, L'Oréal, Kering) ont des implantations importantes au Japon et recrutent régulièrement des Français.

Les salaires au Japon

Les salaires japonais sont en moyenne inférieurs aux salaires français pour des postes comparables, mais cela doit être mis en perspective avec un coût de la vie partiellement inférieur (surtout hors loyer), une fiscalité moins lourde sur les revenus moyens et d'excellents avantages en nature dans les grandes entreprises (transport remboursé, cantine, logement de fonction, bonus).

Ordres de grandeur des salaires annuels bruts au Japon (2024) :

  • Ingénieur débutant (1–3 ans) : 3 500 000 – 5 500 000 JPY/an (≈ 21 000 – 33 000 €)
  • Développeur senior (5+ ans d'expérience) : 6 000 000 – 10 000 000 JPY/an (≈ 36 000 – 60 000 €)
  • Manager / Chef de projet (10 ans) : 7 000 000 – 12 000 000 JPY/an (≈ 42 000 – 72 000 €)
  • Enseignant en école de langue : 2 500 000 – 3 800 000 JPY/an (≈ 15 000 – 23 000 €)
  • Salaire minimum 2024 (Tokyo) : 1 113 JPY/heure (≈ 6,70 €/heure)

Le droit du travail japonais

  • Contrat à durée indéterminée (Seishain) : le statut de salarié permanent est très valorisé au Japon. Il donne droit à la stabilité de l'emploi (le licenciement est très encadré), aux avantages sociaux complets et à l'évolution interne.
  • Contrats à durée déterminée (Hiseiki) : très répandus, notamment pour les postes de niveau intermédiaire ou les entrées dans des PME. Attention : les protections sont moindres qu'en statut Seishain.
  • Congés payés : minimum légal de 10 jours après 6 mois (progressif jusqu'à 20 jours après 6 ans et demi). En pratique, les Japonais n'utilisent souvent que la moitié de leurs congés — les Français se distinguent souvent positivement en prenant les leurs.
  • Heures supplémentaires (Zangyō) : longtemps généralisées dans la culture japonaise, elles font l'objet de réformes depuis 2019 (Work Style Reform Act). La limite légale est de 45h/mois de supplémentaires (sauf exceptions sectorielles).

Apprendre le japonais : la clé de l'intégration

Le japonais est sans conteste la plus grande barrière à l'expatriation au Japon pour les Français. La langue utilise trois systèmes d'écriture (Hiragana, Katakana et Kanji), une grammaire radicalement différente des langues latines, et des niveaux de langue selon l'interlocuteur (keigo). Cela dit, avec une méthode adaptée et une motivation réelle, atteindre un niveau fonctionnel (N4) en 12 à 18 mois est tout à fait possible.

Les niveaux JLPT et leur utilité pratique

  • N5 (débutant) : formules de base, chiffres, couleurs, salutations, premiers Hiragana et Katakana. Suffisant pour survivre les premiers jours au Japon.
  • N4 (élémentaire) : conversations simples au quotidien, lire les menus et les panneaux de base, comprendre les annonces en métro. Niveau recommandé pour arriver au Japon.
  • N3 (intermédiaire) : conversations quotidiennes, démarches administratives simples, lecture de textes courants. Permet une vie quotidienne confortable sans dépendre d'un traducteur.
  • N2 (avancé) : requis pour la plupart des emplois dans des entreprises japonaises. Compréhension des journaux et émissions TV. Niveau suffisant pour des relations professionnelles solides.
  • N1 (expert) : maîtrise quasi-native. Requis pour certaines professions réglementées (avocat, médecin, enseignant dans le système public).

Apprendre le japonais avant le départ

  • Institut franco-japonais de Paris (Maison de la culture du Japon) : cours structurés en français, du débutant à l'avancé. La référence institutionnelle à Paris.
  • Japan Foundation (Nihon Bunka Kaikan) : cours de japonais et médiathèque au Trocadéro, Paris. Gratuit pour les membres.
  • Applications : Anki (flashcards personnalisables pour les Kanji), Wanikani (apprentissage des Kanji par mnémotechnique), Bunpro (grammaire structurée). Beaucoup plus efficaces que Duolingo pour le japonais.
  • Cours particuliers en ligne : Italki avec un professeur natif japonais est l'une des méthodes les plus efficaces et économiques (10–25 €/heure).
  • Méthode JALUP ou Remembering the Kana : méthodes immersives qui accélèrent l'apprentissage des systèmes d'écriture.

Progresser une fois arrivé au Japon

  • Cours à l'Institut franco-japonais (IFJ) : présent à Tokyo, Osaka, Kyoto, Nagoya, Yokohama. Cours de japonais par niveaux pour francophones.
  • Cours municipaux gratuits ou peu chers : de nombreuses mairies et associations proposent des cours de japonais pour étrangers résidents (très abordables, souvent bénévoles).
  • Échanges linguistiques : les Japonais sont nombreux à vouloir pratiquer leur français ou leur anglais en échange d'aide en japonais. Applications Tandem, HelloTalk, ou meetups Francophones au Japon sur Meetup.com.
Conseil : Ne sous-estimez pas l'importance de maîtriser les Hiragana et Katakana avant d'arriver au Japon — ce sont deux syllabaires de 46 caractères chacun, apprenables en 2 à 3 semaines. Une fois maîtrisés, vous pouvez lire phonétiquement tous les mots japonais, ce qui ouvre immédiatement la porte à une meilleure compréhension de l'environnement quotidien.

Se déplacer au Japon

Le Japon dispose de l'un des réseaux de transports en commun les plus denses, les plus ponctuels et les plus efficaces au monde. Dans les grandes villes, la voiture est totalement superflue — le métro, les trains et les bus couvrent toutes les destinations, souvent 24h/24 à Tokyo, avec une ponctualité légendaire (retards de moins de 1 minute en moyenne sur le réseau Shinkansen).

Les transports urbains

  • Tokyo : le réseau métropolitain est le plus complexe au monde, avec 13 lignes de métro (Tokyo Metro + Toei), le JR Yamanote Line (la ligne en anneau qui fait le tour de la ville) et des dizaines de lignes privées (Keio, Odakyu, Tokyu). Une IC Card (Suica ou Pasmo) rechargeable vous permet de payer tous les transports en commun et les achats dans les convenience stores.
  • Osaka : réseau Osaka Metro (8 lignes), lignes JR et trains privés (Hankyu, Nankai, Kintetsu). Osaka est également la porte d'entrée de la région Kinki (Kyoto, Nara, Kobe) via le réseau JR et les trains privés.
  • Kyoto : réseau de bus très développé (idéal pour les sites touristiques), 2 lignes de métro, trains JR. Très compact et agréable à vélo.
  • Fukuoka : réseau Fukuoka City Subway (3 lignes) + trains JR Kyushu. Ville très compacte où le vélo et la marche sont souvent suffisants.

La IC Card (Suica / Pasmo / ICOCA)

La carte rechargeable IC (Suica pour Tokyo/JR, Pasmo pour les métros privés tokyoïtes, ICOCA pour Osaka/Kyoto) est votre compagnon de transport incontournable au Japon. Elle fonctionne sur l'ensemble des transports en commun et peut être utilisée pour payer dans la grande majorité des convenience stores (7-Eleven, Lawson, FamilyMart), distributeurs automatiques et certains restaurants. Depuis 2023, elle est disponible en version numérique via Apple Pay et Google Pay.

Le Shinkansen (Bullet Train)

Le réseau Shinkansen relie les grandes villes japonaises à grande vitesse : Tokyo-Osaka en 2h30, Tokyo-Kyoto en 2h20, Tokyo-Fukuoka en 4h50. Le Japan Rail Pass (réservé aux non-résidents, acheté avant l'arrivée au Japon) permet des déplacements illimités sur le réseau JR national pour 7, 14 ou 21 jours. Très avantageux pour les premiers temps de découverte du pays.

Connexions France-Japon

Les liaisons aériennes directes Paris-Tokyo sont opérées principalement par Air France (Paris-CDG → Tokyo Narita et Haneda, 11h30–12h) et Japan Airlines (Paris-CDG → Tokyo Narita, 12h). Comptez entre 600 € et 1 500 € aller-retour selon la saison et la classe. Pour les séjours fréquents en France, les miles ANA/JAL ou Flying Blue Air France peuvent être très rentables.

Vie quotidienne et communauté française au Japon

La communauté française au Japon, bien que petite (~15 000 immatriculés), est particulièrement active et soudée. À Tokyo, elle gravite autour de l'Ambassade de France, de l'Institut franco-japonais et du Lycée Franco-Japonais. À Osaka, Kyoto et Fukuoka, des associations locales et des groupes informels animent la vie de la communauté.

Les réseaux à rejoindre dès l'arrivée

  • Institut franco-japonais (IFJ) : présent dans 9 villes (Tokyo, Osaka, Kyoto, Nagoya, Yokohama, Hiroshima, Fukuoka, Kobe, Sapporo). Médiathèques, événements culturels, cours de langue, networking franco-japonais.
  • Chambre de Commerce et d'Industrie française au Japon (CCI France Japon) : réseau professionnel et d'affaires très actif à Tokyo. Soirées networking, groupes sectoriels, aide à l'installation d'entreprises.
  • Alliance française au Japon : réseau culturel avec de nombreux événements en français dans plusieurs villes.
  • Fédération des Français au Japon (FFJ) : association de référence qui coordonne les services consulaires et les événements communautaires.
  • Groupes Facebook : "Francophones au Japon", "Français à Tokyo", "French Expats in Japan" — communautés de plusieurs milliers de membres, très actives pour les questions pratiques quotidiennes.
  • Meetup.com : groupes "French Speakers in Tokyo", "Osaka Francophones" — rencontres régulières en personne.

Le quotidien au Japon

La vie quotidienne au Japon réserve bien des surprises aux Français, souvent très positives :

  • La sécurité : le Japon est l'un des pays les plus sûrs du monde. Les objets perdus sont presque toujours retrouvés, les transports en commun sont exempts d'insécurité, et les agressions sont rarissimes. Cette sécurité est une des premières choses que les expatriés citent comme raison de rester.
  • Les convenience stores (kombini) : 7-Eleven, Lawson et FamilyMart sont présents tous les 200 mètres dans les grandes villes. Ouverts 24h/24, ils offrent nourriture de qualité, photocopies, paiement de factures, retraits d'espèces et même dépôts de colis. Un pilier de la vie quotidienne japonaise.
  • La ponctualité et le service : les Japonais ont une culture du service exceptionnel (omotenashi). Retards et incivilités sont rarissimes dans les transports, les restaurants et les commerces. Un choc culturel très positif pour beaucoup de Français.
  • Les saisons et les fêtes : les Japonais célèbrent les saisons avec une intensité particulière — hanami (cerisiers en fleurs au printemps), matsuri (festivals d'été), koyo (feuillage automnal). Ces moments sont des occasions exceptionnelles de découvrir la culture japonaise authentique.
  • La gastronomie : le Japon est unanimement considéré comme l'une des meilleures destinations gastronomiques au monde. Sushis, ramen, tempura, yakitori, kaiseki — et des centaines de cuisines régionales. Manger bien pour 1 000–1 500 JPY (6–9 €) dans un restaurant local est courant.

Les défis de la vie au Japon

  • La barrière de la langue : omniprésente dans la vie quotidienne hors des quartiers internationaux de Tokyo
  • L'isolement potentiel : certains expatriés ressentent une solitude profonde liée à la difficulté de tisser des liens profonds avec les Japonais (culture du tatemae / honne — apparence publique vs sentiments réels)
  • La distance avec la France : 12h de vol, décalage horaire de 8h en été (9h en hiver). Les visites en famille sont coûteuses et peu fréquentes
  • Les séismes : le Japon est l'une des zones les plus sismiques du monde. Apprendre les consignes de sécurité dès l'arrivée est indispensable (application J-Alert, kit de survie, point de rassemblement)

Check-list départ pour le Japon

6 mois avant le départ

  • Identifier le bon type de visa pour votre situation (travail, conjoint, HSP, PVT) et contacter votre employeur ou le Consulat du Japon à Paris
  • Inscrire les enfants au Lycée Franco-Japonais de Tokyo (liste d'attente importante — contactez l'établissement dès que possible)
  • Consulter un fiscaliste franco-japonais pour anticiper votre situation fiscale dans les deux pays
  • Informer la Sécurité sociale, la CAF et France Travail de votre départ
  • Préparer votre déclaration de changement de résidence fiscale (formulaire 2042-NR)
  • Commencer l'apprentissage du japonais (Hiragana et Katakana en priorité, puis N5-N4)
  • Entamer les démarches vétérinaires si vous avez un animal de compagnie (processus de 6–8 mois minimum)

3 mois avant le départ

  • Souscrire une assurance santé internationale (April International) prenant effet à la date d'arrivée
  • Ouvrir un compte Wise pour les transferts France-Japon à taux optimal
  • Faire traduire vos documents officiels (diplômes, actes d'état civil) si nécessaire
  • S'inscrire au registre des Français établis hors de France (Consulat.fr)
  • Prévoir un logement temporaire pour les premières semaines au Japon (Sakura House, Guesthouse, Airbnb)
  • Acheter un Japan Rail Pass avant le départ (uniquement disponible hors du Japon pour les non-résidents)

À l'arrivée (premiers jours)

  • Se rendre à la mairie (kuyakusho) dans les 14 jours pour l'inscription au registre des résidents (Juminhyo)
  • S'inscrire à la NHI (National Health Insurance) au même guichet de la mairie
  • Activer un numéro de téléphone japonais (Docomo, SoftBank, AU — ou opérateur discount IIJ, Mineo)
  • Demander la My Number Card à la mairie (délai de fabrication : 4–6 semaines)
  • Ouvrir un compte bancaire japonais (Japan Post Bank en priorité)
  • Activer une Suica ou Pasmo pour les transports en commun
  • S'immatriculer à l'Ambassade de France ou au Consulat général

Dans les 3 premiers mois

  • Chercher et signer un bail définitif (via agence spécialisée étrangers si nécessaire)
  • Souscrire une assurance habitation (Kasai Hoken) si exigée par le bailleur
  • S'inscrire à des cours de japonais (IFJ ou cours municipaux)
  • Rejoindre les réseaux sociaux et associations franco-japonais de votre ville
  • Inscrire les enfants à l'école (LFJT ou école publique japonaise)
  • Télécharger l'application J-Alert et connaître les consignes en cas de séisme
  • Déclarer votre résidence au Japon à votre banque et assurance françaises

Les pièges à éviter quand on s'expatrie au Japon

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Appartement refusé aux étrangers : key money et garant obligatoire

Le marché locatif japonais est l'un des plus opaques pour les étrangers. De nombreux propriétaires refusent de louer à des non-Japonais, ou exigent un garant japonais (hoshounin). À cela s'ajoute souvent le shikikin (dépôt de garantie, 1–2 mois) et le reikin (key money, cadeau au propriétaire, 1–2 mois non remboursables). Passez par des agences spécialisées étrangers (Sakura House, Fontaine, Real Estate Japan) ou par votre employeur pour votre premier logement.

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Sous-estimer la barrière de la langue japonaise

Le japonais n'est pas optionnel pour s'installer durablement au Japon. Les formulaires administratifs, les contrats de location, les démarches médicales, les échanges avec les voisins — tout se fait en japonais. L'anglais est très peu répandu dans les administrations locales et les commerces de quartier. Sans au moins un niveau N4 (JLPT), la vie quotidienne peut vite devenir un obstacle permanent. Commencez à apprendre au moins 6 à 12 mois avant le départ.

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Oublier de s'inscrire à la NHI (National Health Insurance) dès l'arrivée

Toute personne résidente au Japon avec un visa de plus de 3 mois est légalement obligée de s'inscrire à la NHI (Kokumin Kenko Hoken) à la mairie dans les 14 jours suivant l'enregistrement de sa résidence. Ne pas s'inscrire peut entraîner des pénalités et un rappel de cotisations rétroactif couvrant toute la période sans couverture. Sans NHI, le coût d'une consultation médicale est pris en charge à 0% par l'État.

⚠️

Ne pas déclarer son départ fiscal à l'administration française

Si vous ne déclarez pas officiellement votre changement de résidence fiscale en France, l'administration française vous considère toujours comme résident fiscal et vous imposera sur vos revenus mondiaux. La convention fiscale France-Japon (1995) évite la double imposition réelle, mais l'obligation déclarative française subsiste l'année du départ. Remplissez le formulaire 2042-NR pour l'année de départ et informez votre centre des impôts de votre adresse au Japon.

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Négliger la My Number Card (carte d'identité fiscale et administrative)

Le My Number (numéro d'identification à 12 chiffres attribué à chaque résident) est aujourd'hui indispensable pour une multitude de démarches au Japon : déclaration fiscale, couverture santé, retraite, services numériques publics. Depuis 2024, la My Number Card (version physique avec puce) est liée à la carte d'assurance maladie et sera progressivement utilisée dans tous les hôpitaux et cliniques. Faites-en la demande dès votre inscription à la mairie.

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S'isoler socialement sans parler japonais

La société japonaise est particulièrement cohésive et les relations sociales passent largement par la langue. Les Français qui ne font pas l'effort d'apprendre le japonais se retrouvent souvent confinés à la communauté d'expatriés et ne pénètrent jamais réellement la culture locale. Cette isolation peut peser sur le moral, particulièrement dans les villes de province ou hors des grandes métropoles. Les associations franco-japonaises et les tandem linguistiques sont d'excellents points d'entrée.

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Ignorer les codes culturels au bureau (nemawashi, keigo, wa)

Le monde professionnel japonais a ses propres règles qui surprennent souvent les Français. Le nemawashi (consultation préalable de toutes les parties avant une décision) signifie que les décisions semblent lentes mais sont très consensuelles. Le keigo (langage honorifique) structure les relations hiérarchiques. La notion de wa (harmonie du groupe) prévaut sur l'affirmation individuelle. Critiquer ouvertement un supérieur ou exprimer un désaccord frontal en réunion peut durablement abîmer vos relations professionnelles.

L'erreur des Français au Japon : rester sans couverture pendant la transition

April International vous couvre dès votre premier jour au Japon, sans attendre l'inscription à la NHI et avec un accès immédiat aux établissements de soins internationaux de Tokyo.

Éviter cette erreur →

FAQ : les questions fréquentes des Français qui partent au Japon

Peut-on obtenir un visa de travail pour le Japon sans offre d'emploi ?

Non, en règle générale. Le visa de travail standard (Engineer/Specialist/Humanities) est sponsorisé par un employeur japonais qui fait la demande auprès du Ministère de la Justice. Sans employeur, vous ne pouvez pas l'obtenir. Cependant, le visa Working Holiday (PVT) permet de chercher un emploi sur place pendant 1 an si vous avez moins de 30 ans — et certaines villes comme Fukuoka proposent un visa Startup pour les entrepreneurs avec un projet viable.

Faut-il apprendre le japonais avant de partir ?

Oui, dans la mesure du possible. Le japonais est indispensable pour les démarches administratives, la vie quotidienne et l'intégration professionnelle dans les entreprises japonaises. Les multinationales à Tokyo fonctionnent souvent en anglais, mais dès que vous sortez de ce périmètre, le japonais devient essentiel. Visez un niveau N5 minimum avant le départ, idéalement N4. Pour les enfants, l'intégration dans le système public japonais est possible et même recommandée — les enfants apprennent remarquablement vite.

Comment fonctionne la National Health Insurance (NHI) au Japon ?

La NHI (Kokumin Kenko Hoken) couvre 70% des frais médicaux pour les résidents inscrits. Vous payez les 30% restants à la consultation ou à l'hôpital. Les cotisations sont calculées sur vos revenus de l'année précédente et sont réglées à la mairie de votre lieu de résidence. La première année au Japon, si vous n'avez pas eu de revenus japonais antérieurs, les cotisations sont généralement minimales (5 000–15 000 JPY/mois). Pour la première année, une assurance santé internationale en complément est fortement recommandée.

C'est quoi le My Number et pourquoi est-ce important ?

Le My Number (マイナンバー) est un numéro d'identification unique à 12 chiffres attribué à chaque résident au Japon, y compris les étrangers. Il est utilisé pour la fiscalité, la sécurité sociale, la couverture santé et de nombreux services administratifs. La My Number Card (version physique avec photo et puce NFC) est désormais liée à la carte d'assurance maladie et sera obligatoire pour la plupart des démarches numériques d'ici 2026. Faites-en la demande dès votre inscription à la mairie, le délai de fabrication est de 4 à 6 semaines.

Comment voter aux élections françaises depuis le Japon ?

Vous pouvez voter aux élections françaises en vous inscrivant auprès du Consulat général de France à Tokyo ou de l'Ambassade de France au Japon. Il est possible de voter par procuration, en personne au consulat ou à l'ambassade, ou par internet pour les législatives. Les Français du Japon font partie de la 8e circonscription des Français établis hors de France. Inscrivez-vous sur Consulat.fr ou en personne auprès de l'ambassade à Tokyo.

Ma retraite française est-elle préservée si je travaille au Japon ?

La France et le Japon ont signé un accord de sécurité sociale (entré en vigueur en 2007) qui évite la double cotisation retraite. Si vous cotisez à la retraite japonaise (Kosei Nenkin pour les salariés, Kokumin Nenkin pour les indépendants), vous n'êtes pas obligé de cotiser simultanément en France. Les années cotisées dans les deux pays peuvent être totalisées pour les droits dans chaque système. Si vous revenez en France après avoir travaillé au Japon, vous pourrez percevoir une retraite japonaise partielle depuis la France (à partir de 65 ans).

Peut-on emmener son animal de compagnie au Japon ?

Oui, mais avec des règles très strictes à respecter impérativement. Le Japon impose une quarantaine pouvant aller jusqu'à 180 jours si les exigences ne sont pas remplies. Pour éviter la quarantaine longue, votre animal doit être pucé, vacciné contre la rage (deux vaccinations espacées d'au moins 30 jours), et avoir subi un test de titrage des anticorps antirabiques avec un résultat ≥ 0,5 UI/mL au moins 180 jours avant l'arrivée au Japon. Commencez les démarches au moins 8 mois avant le départ.

Quel est le coût et la durée d'un rapatriement médical depuis le Japon ?

Le Japon est à environ 12 heures de vol de Paris. Un rapatriement médicalisé (avec infirmier ou médecin à bord) peut coûter entre 15 000 et 80 000 euros selon la gravité et la configuration. C'est l'une des raisons principales pour lesquelles une assurance internationale avec couverture rapatriement est très fortement recommandée pour les expatriés au Japon. Les hôpitaux japonais sont excellents mais la distance avec la France rend le rapatriement coûteux et complexe à organiser sans assistance spécialisée.

Mon permis de conduire français est-il valide au Japon ?

Non, directement. Le Japon ne fait pas partie de la Convention de Vienne et ne reconnaît pas le permis international standard. Cependant, les titulaires d'un permis français peuvent le faire convertir en permis japonais (Gaimen Kirikae) sans repasser le permis. Il faut fournir votre permis français + traduction officielle (JAF — Japan Automobile Federation), votre passeport, une photo et un justificatif de résidence au Japon. La procédure inclut un test de vue et un bref examen théorique. Comptez 2 à 4 semaines.

Le Japon est-il adapté aux familles monoparentales ?

Le Japon est une société très sûre et les services publics (santé, éducation, transports) sont de haute qualité. Cependant, les familles monoparentales étrangères peuvent rencontrer des difficultés spécifiques : les démarches administratives en japonais sont complexes sans aide, les réseaux de soutien informels prennent du temps à se constituer, et les horaires de travail japonais (longues journées) peuvent compliquer la garde des enfants. Des associations comme la Fédération des Français au Japon ou les groupes Facebook 'Français au Japon' offrent des ressources et du soutien à la communauté.

Conclusion : le Japon, une expatriation exigeante et profondément transformatrice

S'expatrier au Japon, c'est choisir l'une des expériences humaines les plus riches et les plus déstabilisantes qui existent pour un Français. La culture, la langue, les codes sociaux, l'organisation de la ville, la relation au travail et au temps — tout est différent, et c'est précisément ce qui en fait une aventure extraordinaire. Les Français qui vivent au Japon décrivent presque unanimement leur passage comme une expérience fondatrice, qui change profondément leur regard sur le monde.

Mais cette richesse a un prix : le japonais est indispensable, les démarches administratives sont rigides et chronométrées, le marché locatif peut être inhospitalier pour les étrangers, et la distance avec la France (12 000 km, 12h de vol) amplifie tout. Une préparation sérieuse — administrative, linguistique et psychologique — est la condition sine qua non d'une expatriation réussie.

Commencez par les deux démarches les plus concrètes et urgentes : apprendre les bases du japonais avant le départ et souscrire une assurance santé internationale qui vous couvre dès votre premier jour au Japon — avant même votre inscription à la NHI. Tout le reste se construit sur place, avec une communauté française dynamique et accueillante pour vous guider.

Prêt à partir ? Commencez par votre assurance santé

C'est la première démarche concrète que vous pouvez faire dès aujourd'hui — et c'est aussi l'une des plus importantes à 12 000 km de Paris. April International permet de souscrire depuis la France, avec une prise d'effet à la date d'arrivée souhaitée au Japon.

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